Y at il paradoxe à parler d'inconscient à propos du social ? Si le concept est sujet à caution dans le domaine du comportement individuel, combien davantage dans le domaine du comportement social. La société, nous dira ton, n'a pas plus d'inconscient que de jambes.
Je veux montrer qu'il n'existe de paradoxe que si le concept de « comportement social » s'applique à des groupes qui agissent en tant que tels, au mépris des individus qui le composent. Seul ce « groupe » mythique est justiciable du mystérieux concept de « comportement social ». Mais nous savons bien que de tels groupes n'existent pas, et le comportement social ne nous parait pas alors avoir besoin d'un autre « inconscient » que le comportement individuel. Il vaut mieux admettre que toute conduite humaine met en jeu les mêmes mécanismes psychologiques, conscients ou non ; et que le mot « social » n'exclut pas plus « inconscient » que le mot « individuel », pour la bonne raison que « social » ne s'oppose pas vraiment à « individuel ». Toute psychologie de l'individu est psychologie de la société, dans la mesure où le psychologique rend compte des conduites sociales. Certes, il peut être utile d'ignorer l'individu et de penser la conduite sociale comme assumée par de vastes entités qui transcendent l'organisme psychophysique. Mais il faut alors renoncer à expliquer la conduite sociale par le psychologique.
Y at il paradoxe à parler d'inconscient à propos du social ? Si le concept est sujet à caution dans le domaine du comportement individuel, combien davantage dans le domaine du comportement social. La société, nous dira ton, n'a pas plus d'inconscient que de jambes.
Je veux montrer qu'il n'existe de paradoxe que si le concept de « comportement social » s'applique à des groupes qui agissent en tant que tels, au mépris des individus qui le composent. Seul ce « groupe » mythique est justiciable du mystérieux concept de « comportement social ». Mais nous savons bien que de tels groupes n'existent pas, et le comportement social ne nous parait pas alors avoir besoin d'un autre « inconscient » que le comportement individuel. Il vaut mieux admettre que toute conduite humaine met en jeu les mêmes mécanismes psychologiques, conscients ou non ; et que le mot « social » n'exclut pas plus « inconscient » que le mot « individuel », pour la bonne raison que « social » ne s'oppose pas vraiment à « individuel ». Toute psychologie de l'individu est psychologie de la société, dans la mesure où le psychologique rend compte des conduites sociales. Certes, il peut être utile d'ignorer l'individu et de penser la conduite sociale comme assumée par de vastes entités qui transcendent l'organisme psychophysique. Mais il faut alors renoncer à expliquer la conduite sociale par le psychologique.