L'art du XVIII ème siècle, par ses grâces, ses coquetteries, ses familiarités, le sourire de sa fantaisie, son maniérisme même, après les pompes et les majestés de l'époque de Louis XIV, c'est quelque peu un retour à la nature et certainement une reprise de l'esprit populaire et du goût français.
Parallèlement au mouvement littéraire qui ramène au second plan la tragédie et monte d'un degré le conte philosophique, la poésie légère, qui relève le roman d'observation en le reprenant à la farce, et invente le drame bourgeois, parallèlement au goût musical qui vieillit l'opéra- comique, l'art pictural cessa de développer en de larges panneaux des batailles d'Alexandre et des cortèges royaux.
Cette évolution ne tient pas seulement à ce qu'une cour de mœurs frivoles se plût à un art léger. Il y a, dès la mort de Louis XIV, une détente générale, une lassitude des disputes scolastiques, théologiques et des grandes guerres.
La vie se fait moins austère, l'art plus libre, plus familier;
l'art se « dé guinde ». Les libertés flamandes vont le guider davantage que les ordonnances italiennes...
L'art du XVIII ème siècle, par ses grâces, ses coquetteries, ses familiarités, le sourire de sa fantaisie, son maniérisme même, après les pompes et les majestés de l'époque de Louis XIV, c'est quelque peu un retour à la nature et certainement une reprise de l'esprit populaire et du goût français.
Parallèlement au mouvement littéraire qui ramène au second plan la tragédie et monte d'un degré le conte philosophique, la poésie légère, qui relève le roman d'observation en le reprenant à la farce, et invente le drame bourgeois, parallèlement au goût musical qui vieillit l'opéra- comique, l'art pictural cessa de développer en de larges panneaux des batailles d'Alexandre et des cortèges royaux.
Cette évolution ne tient pas seulement à ce qu'une cour de mœurs frivoles se plût à un art léger. Il y a, dès la mort de Louis XIV, une détente générale, une lassitude des disputes scolastiques, théologiques et des grandes guerres.
La vie se fait moins austère, l'art plus libre, plus familier;
l'art se « dé guinde ». Les libertés flamandes vont le guider davantage que les ordonnances italiennes...